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UN RÊVE QUI S'ÉBOULE Le temps paraît
En Irak
Disparaît au plus pressé
Tassé dans une mare de café
Apparaît Le rêve ensanglanté Planté dans des blessures En usure Il apparaît Paré de ses meilleurs atours Fours pour petits-fours Tours de magie Publicité pour voyantes Croyantes Elles se bousculent à tour de rôle Pour s’emparer de la vie La vie endolorie De qui Ne pense à rien qu’au train-train Du quotidien Pourtant la guerre est là Bien là Là Traîné du nez par la locomotive D’antan Traction avant En avant pour un nouvel épisode Ponctué de trois bouffes éclectiques Énergétiques Dehors envahisseurs à la bannière étoilée Dehors nouveaux barbares Barbares des temps Nouveaux Huns en armure d’aujourd’hui Produits Pour bandes de sots Pots pourris Pris en flagrant délit Grand délit Comment innerver le temps qui se consume Sans fin à défaut de Consommation en soins Intensifs Expressifs compressifs Dissuasifs Intense sera l’instant où L’expression corps s’animera De théâtre Le drame peinturé de tonalités nouvelles De nuances denses Belle parmi les belles je songe A toi en ce moment délirant Instant vibrant Le temps réel se drape A la mode du virtuel Se confond avec le rituel des Gestes habituels Le temps se met dans le vent Se fait ornements sur paravent Ce fard ne lui sied pas A se montrer à pied Le temps hait abhorre Tout ce qui est routine Répétition du pareil au même Le thème ressassé du passé Ruminé Mâché Miné à la base A la case de départ comme A celle de l’arrivée sans Concurrent récurrent Trépignant sur les rangs Ce qui lui est cher c’est ce qui Se vendra cher cher maître Le cumul du safran et des Quatre vents Mordants tristement déferlants Hurlants hirsutes Toutes les minutes déposant son Miel substantiel Parachuté d’un ciel privé Gorgé de bourrasques Destiné aux vasques des nus Tout crus Le temps obsédant déambulant Par des marches bon marché Temps du souvenir Le temps me harcèle tout le Temps qu’il faut pour Ronger les postales Rapportés Des pérégrinations dans l’espace De nos curiosités avides De voir l’image sur papier Vue par la caméra des yeux Soucieux de voir les objets Sous leurs cieux naturels Les inscrire dans l’album Enfoui de la mémoire Accablée par trop de Câbles pour abonnés Née dans la stupeur des Jours rabougris Gris cris J’assiste surpris à leur Envolée migratoire Sur les toits les plus Hauts du monde Ondes aux modulations Incessantes aux Tribulations des nuées Sans langes Échanges à tous les niveaux Des auvents couvrant Des entrées illicites Je cite ici ceux qui Accueillant à la dérobée Les robes volages Au passage Des vrombissements Sur pistes de fortune Opportunes Trafic de gadgets bourdonnants Bourgeonnants à tue-tête Donnant donnant au Jeu des intempéries Pères de tous les outrages Surmenages tout ce Qui nage à contre-courant Contre des manifestants Marchant à reculons Sans qu’aucun empêcheur De tourner à la ronde Ne les charge Ne les ménage aux points De sortie C’est pourquoi la bousculade Des tornades n’aura pas Lieu Les tomates rejoindront Illico leur soupière A salade salacée Panachée de condiments Pour menteurs Des senteurs désarmantes O temps récalcitrant A mes velléités à franchir Des obstacles haut placés En surnombre Des haies surmontées de pics De roses et d’épines Autant de piques à mes Emprises désordonnées Ordonnées dans le seul but De plaire aux dieux Déclassés Déchaussés Faire de la poésie à tout rompre Jusqu’à me corrompre du mal D’ Aimer Et Enfin sauvé du naufrage de publicistes Cumulés bon an mal an Sites accumulés dans le Répertoire de ma mémoire Chavirante Virante Battant pavillon blanc Paquebot bot aux voiles gonflés A l’ancienne Fonçant tout droit vers l’écueil Lorgné Borné d’horizons délétères Particulièrement délurés Murés de soie Soit dit en passant c’est quand Même lassant de trouver le terme juste où Il ne le faut pas Faux pas agrémenté de glissade Dérisoire vers la palissade D’ardoise Arrêt Les jarrets n’en peuvent plus D’être tirés à hue et à dia Peine perdue les cerfs-volants ahuris Se mettent au diapason Du son et lumière des gorges Dévastées Revisités le laps d’une folie meurtrière par Des galopeurs de proie Esquif rétif sans domicile Fixe n’a cure de préfixe Se suffisant de suffixe élaboré A la manière d’une poupe ouvragée De faux bijoux Quel joujou fera-t-il aux Fomenteurs de sillages Écumants Amants d’un moment de Bleu éperdu d’immensité A la semblance de ton Sein où se blottit L’incommensurable Aspiration De ma diversité d’être Toujours à l’affût d’un arc en ciel pendant Comme deux bras géants Fainéants Suppléants à la morosité D’une palette desséchée D’un pinceau errant sur Des toiles de fond où Aucun regard chagrin Ne se pose Ne dispose de moyens Pour délaver la carcasse qui se tasse Dans un coin en coupe de Poing Passons vite sur le cadre de l’heure Qui ne marque du temps Que ses minutes frisées Laissons les aiguilles se disputer La course circulaire comme Anguilles sur roche Montre de poche à laquelle manque Un chaînon qui dit non A tous les chambardements Aux hémisphères Pour avoir comme la révolution Des jasmins hors du commun Les narines entraînées à la Marine au sursaut des arômes édifiants S’empressent d’ajouter un Must à leurs éphémérides ployant Sous les balcons Abscons Bons à rejoindre la cohorte Branlante à ciel Découvert Vert pour la circonstance grâce Aux trémolos des Écolos Qui coulent des jours furieux Sous des ponts en soupente Ne voyant venir que l’avenir Accroché à des belvédères En ruines La lune après qu’elle s’est faite Une beauté brune A la une des bouquets sans Fleurs dégringolant des Escaliers en pente Dont les pierres précieuses défigurent Les breloques interlopes Interloqués Quel temps fait-il se demande-t-il A forte raison Avant que l’oraison fumigène Ne rétablisse l’ordre De l’esprit volatil suit le chaos des cacaos convenus Entretenus à la légère Par des pélicans En pâmoison Qui regagnent leur hutte hirsute Sur les bords des flaques d’eau Des lueurs bouillonnantes font Surface à la face reflétant La lune dans tous ses Quartiers d’hiver Comme d’été Il était une fois une idole Incandescente vêtue Décemment d’une Tunique repassée à plate Couture Cinq points de suture à la Taie pour faire le silence Aux boursouflures Cotonneuses du socle Miracle qui n’arrive que Deux fois le premier est de trop Le second pas assez Aller du chaud au froid Du tendre au sévère S’avère débile Ne pas se faire de la bile l’essentiel Le primordial ne s’éclora Qu’au couchant de Mon amertume Couleur de bitume Halte à l’as qui ne bat plus La dame de cœur De cour Laquelle des deux hume les Exhalaisons de basse-cour Grillagées d’alliages de présages Ombragées de luisantes Sycomores Tort ou raison là n’est pas La tension entre le bien et le lâche N’attache pas d’importance Au fer de lance qui T’importunes à la longueur De fournée Puisque tu partages la Dividende d’évidence Avec les malentendantes Souriantes Pire Je transpire le temps s’imprègne De duvets mouillés Rouillés à force d’être fouillés A l’improviste sur la Piste des ballons en haillons Tu porteras la cagoule rituelle outre La bure de sciure la plus Tonique des tuniques à corsets Si ça te sied comme un gant A fourrure sans reliures Ni fioritures Belle vêtue de Paradis Choisit la liberté Même si c’est Aux couleurs de l’Enfer A tes couleurs ô ma nue En liberté ! François Harfouche |