Poètes contre la guerre

PARENTHÈSE

Les hommes se sont arrêtés, un instant.
Cris et vociférations ont cessé
L’enfant s’était endormi.
Plus rien ne troublait son visage.
Juste un souffle régulier de vie.
Ils ont souri à leur enfance.
Lentement ils se sont levés.
Les pieds lourds, avec précaution,
Pour ne pas réveiller l’enfant,
Ils ont marché vers le seuil,
Les armes meurtrissaient leurs épaules,
L’enfant souriait dans son sommeil.

Martine Hautot