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MORT DES PEUPLES
montée mère
les dieux périssent à la sortie du monde
poignardés par le temps
au sein de l’hiver
s’ordonne une tendresse maléfique
contre laquelle bute le mystère
la mer balayée par le soleil
le massacre d’un village
la mort d’un enfant surpris par la guerre
étang
louves collines
les oiseaux planent au-dessus du sang versé
rien n’est dit
ô cri le
plus aigu
les peuples basculent dans la nuit
dans les forêts opaques de la mort
Paul-Marie Lapointe
Tableaux de
l’amoureuse - Éditions de l’Hexagone, 1974 ©
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